Génèse du projet

Comment tout a commencé ?


Cela fait plus de 10 ans que nous pédalons par monts et par vaux. Notre compteur affiche plusieurs dizaines de milliers de kilomètres et c'est un plaisir sans cesse renouvelé que de monter à vélo et de partir à l'aventure... Mais les premières ont parfois été rocambolesques.

Je m'appelle Clément et depuis que je suis tout petit, j'adore explorer de nouveaux endroits, tester de nouvelles routes, de nouveaux chemins, toujours à la recherche d'une petite pépite qui serait restée presque inconnue de tous. Je n'ai jamais eu peur de me perdre mais il faut dire que quand j'étais enfant, je ne m'aventurais jamais trop loin de chez moi et je savais que je finirai donc toujours par retomber sur mes pattes.

Et puis, un jour, je suis devenu grand étudiant. Je pars en stage en Angleterre pour 3 mois. Direction Cambridge, la ville du vélo. Cet été-là, même le Tour de France y fait étape. Il y a des vélos partout et j'en loue un pour la durée de mon séjour. Rouler à gauche ne me fait pas peur mais il y a tellement de routes à découvrir et la ville est grande alors si je veux pouvoir rentrer chez moi, il va peut-être falloir que j'anticipe et que j'étudie un peu mes itinéraires. Car à cette époque, je n'ai ni compteur GPS, ni connexion Internet sur mon téléphone. Je me connecte donc sur Google Maps, je trace mes parcours, je prends quelques photos et quelques notes que je mets sur mon téléphone et en avant ! C'est parti pour l'aventure.

Mon vélo d'exploration à Cambridge
Mon vélo d'exploration à Cambridge

Évidemment, je déchante rapidement. Je me retrouve souvent dans des chemins dégueulasses, parfois à la limite du franchissable. Dans mon malheur, j'ai quand même beaucoup de chance. En 3 mois, je n'aurais aucun problème mécanique. Et tant mieux car je suis un néophyte total, je n'emmène jamais aucun matériel de réparation avec moi et de toute façon, je n'aurais même pas su réparer... Première alerte dans le monde du tracé d'itinéraire.

L'année suivante, je pars avec ma compagne faire mon premier voyage itinérant à vélo le long du canal du Midi. C'est un itinéraire connu et balisé, il n'y aura donc aucun problème. Deuxième erreur : avoir une confiance aveugle dans les itinéraires vélos officiels. Si les deux premières étapes se passent bien sur un enrobé bien lisse, dès que nous arrivons dans l'Aude, le revêtement devient une vraie galère et le cheminement est presque dangereux parfois. Malgré une chute dans les gravillons, encore une fois, la chance nous sourit. Ma compagne qui était partie avec un vieux vélo de ville Gitane ne connait pas le moindre pépin mécanique alors qu'elle avait crevé sur un sol tout lisse quelques jours auparavent en plein centre-ville.

Audacieux comme parcours...
Audacieux comme parcours...

Quelques mois plus tard, je pars m'installer en Allemagne pendant un an. J'ai un beau vélo de route tout neuf et j'ose réessayer de tracer des itinéraires sur Google Maps pour aller découvrir le massif du Taunus et ses alentours. Et puis, j'y vais pas de main morte, je trace un tour gigantesque de plus de 150 kilomètres. Entre temps, j'ai appris à réparer mon vélo. Mais une fois encore, les routes que j'ai choisies sont parfois des chemins, je crève 3 fois dans la journée, je galère à chaque fois pour regonfler. Je n'ai plus rien pour réparer, le soleil décline et j'ai encore une section à durée indéterminée dans les chemins du Taunus, perdu au milieu de nulle part, avant de rattraper la route. Je croise les doigts, je retiens mon souffle et ça passe ! Ouf, je rentre chez moi.

Je reviens en France l'année d'après. Et on décide de partir découvrir un nouvel itinéraire cyclable a priori très bien fait : la Véloscénie. Manque de bol, dès le premier jour, on galère à trouver la signalisation vélo et le deuxième jour, celle-ci nous envoie tout droit descendre un escalier sans préavis ! Cette fois, c'est sûr : faire un itinéraire vélo, c'est l'enfer ! On ne peut faire confiance à personne et on est jamais mieux servi que par soi-même.

Un escalier en guise de véloroute, vraiment ?
Un escalier en guise de véloroute, vraiment ?
Chemin ou rivière, on ne sait plus trop...
Chemin ou rivière, on ne sait plus trop...

Les années qui suivent, je fouine sur Internet, je découvre alors de nouveaux outils, les cartes IGN, le projet OpenStreetMap, les plans cadastraux, des bases de données cartographiques diverses que je me plais à exploiter, à combiner et à nourrir. J'y passe des heures, je trace et teste des nouveaux itinéraires inlassablement et j'arrête de suivre les "véloroutes officielles". Et ça marche, c'est de mieux en mieux. Désormais, je peux partir serein et, avec l'expérience, j'ai l'oeil suffisamment affûté pour repérer sur la carte les routes et les lieux qui valent le détour sans jamais y avoir mis les pieds.


Et maintenant ?


Aujourd'hui, en analysant les cartes, je suis capable d'emmener quelqu'un faire un tour et le "perdre" dans l'inconnu à seulement quelques kilomètres de chez lui sur des routes où il n'était encore jamais passé. Et je trouve ça particulièrement enthousiasmant. J'adore faire découvrir aux gens leur propre environnement et leur montrer qu'il n'est pas nécessaire de partir à l'autre bout du monde ou de sauter dans un avion pour être dépaysé.

Prendre son vélo, c'est prendre du temps pour soi, se reconnecter aux éléments et au monde qui nous entoure. C'est à la fois l'affronter et en faire partie intégrante. Ce n'est pas parce que votre destination n'est pas dans le top 10 des brochures de voyage ou que personne ne s'y affiche frénétiquement sur Instagram qu'elle n'en vaut pas la peine. Pour nous, c'est même précisément le contraire. Avec Mon Itinéraire Vélo, on se concentre sur le moment présent, le plaisir d'être en mouvement. On s'écarte des voies principales qui grouillent de monde, on fait un pied de nez au surtourisme et on arrête de courir après des rêves préfabriqués qui ne sont pas les notres.

Écrivez votre propre histoire, celle qui a du sens pour vous. Et lundi, à la machine à café, quand votre collègue globe-trotteur vous racontera qu'il rentre exténué de son week-end de 3 jours à Venise (mais que c'était troooop bien) et que la compagnie aérienne a perdu sa valise, vous lui apprendrez peut-être qu'une jolie petite cascade s'écoule à 15 kilomètres de chez vous, à l'écart d'un mignon chemin blanc. Lui, le grand voyageur qui connait Rome, San Francisco et les plages des Maldives ne l'a probablement jamais vu...

Alors, vous êtes prêts pour l'aventure ?


Pour un mode de vie plus soutenable !


Choisir le vélo pour se déplacer ou partir en vacances, c'est aussi un geste fondamental pour le respect de l'environnement et du vivant. Il s'agit d'une action concrète pour décarboner nos vies et tourner le dos aux exploitants pétroliers et à l'industrie de l'automobile qui nous inonde de publicités indécentes. Et puis, c'est également l'opportunité rêvée de se remettre au centre de notre existence. De prendre du temps pour soi, de s'écouter, d'accepter d'aller moins vite mais en harmonie avec le monde qui nous entoure.

Pour moi, il n'y a pas plus belle satisfaction que d'avancer par ses propres moyens. Panoramas et chefs-d'oeuvre de la nature ne sont jamais plus beaux que lorsqu'ils ont été conquis au prix d'un effort qui nous a permis de nous sentir vivant. Mon Itinéraire Vélo est donc très attaché à la protection et au respect de l'environnement. Nous ne consommons pas de produits ultra-transformés, n'avons ni télévision 4K, ni smartphone dernier cri. Nous délaissons les centres commerciaux et les services des GAFAM. Et pour un peu plus de cohérence, notre site internet est éco-conçu, de manière simple, pour lutter contre l'obsolescence programmée et le pistage publicitaire constant. Ici, pas de cookies, pas de scripts, pas de plateformes énergivores, vous pouvez naviguer en paix.